Musique : le balafon dagara

Le balafon dagara est un instrument de musique. Elle est bifonctionnelle car on la joue dans les moments de joie comme: mariage, fête traditionnelle,initiation… Aussi le balafon est joué dans les moments sombres tels que les funérailles. Les rythmes joués pendant les moments de joies ont un tempo accéléré. Les message véhiculés sont alors récréatifs,jubilatoires. Cependant ceux joués lors des funérailles sont conseillères et suscitent la peine, la crainte, et surtout appellent à réfléchir.

balafon dagara

La dot

La dot en pays dagara est le symbole du mariage. Elle conclut l’union entre la femme et l’homme dans la société dagara. Elle va au-delà des deux personnes (le couple) et unit deux familles. Dans le souci d’harmoniser les unions entre la femme et l’homme, la dot a été instituée par le peuple dagara. Selon l’abbé Jean Marie Kusielè Dabiré, docteur en théologie au Centre diocésain de formation (CDFA) de Diébougou, elle se fait en 3 phases. La première est la plus symbolique et les composantes du don sont 350 ou 360 cauris, selon la zone, une pintade et une poule. La seconde phase varie d’une femme à une autre et est fonction du nombre de cauris qui avait été utilisé pour doter la mère.

cauris

Ce nombre peut être de 1 200 à 3 000 cauris, selon toujours l’abbé Dabiré. La troisième phase est constituée d’autres prestations comme l’exécution de travaux agricoles dans la famille des beaux-parents du futur marié. A cela, il faut ajouter une paire de bœufs (un taurillon et une génisse). Cette tradition instaurée par les ancêtres a pour rôle d’harmoniser et de sacraliser l’union entre l’homme et la femme en pays dagara. Dans cette contrée, payer la dot est synonyme d’être un homme responsable et respectueux des valeurs traditionnelles, fait savoir l’abbé Jean Marie Dabiré. En outre, la dote garantit la sacralité du mariage et permet aux couples de jouir de leurs droits dans la société.

Les rites funéraires

En pays Dagara, toute personne a droit, a priori, à la célébration de ses funérailles après le saut fatal dans l’autre monde, c’est-à-dire après sa mort.

Personnes réunis autour d’un cataplasme

Les funérailles sont une institution forte qui rassemble autour du défunt ou de la défunte, des parents, le clan, les animateurs des funérailles (balafonnistes, cantateurs et tambourinaires), les fossoyeurs, les parents à plaisanterie, les amis. Il s’agit là des principaux acteurs dont la présence est capitale mais il faut dire que le grand public participe aux activités profanes des funérailles qui, à certaines occasions, prennent un aspect festif. C’est pourquoi les funérailles sont de véritables fora, des occasions de rencontres, d’échanges, de diffusions de messages qui drainent un grand monde autour du défunt et de sa famille. Cette participation populaire qui tend à éclipser l’essentiel ne peut cependant faire oublier que les funérailles, c’est d’abord une activité coutumière dont le déroulement répond à une sorte de liturgie dont sont maîtres des officiants attitrés dans le clan, la famille. Durant les rites funéraires,le défunt est exposé sous un cataplasme .

Présentation de l’ethnie dagara

Les Dagara tirent leur origine du Dagomba (ancien royaume au Ghana) dont ils seraient une branche dissidente. Ils comprennent deux familles : celle des Lobr et celle des Wiilé.

Les premiers wiilé seraient arrivés peu après 1800, suivant Lobi. Aujourd’hui, on trouve les Wiilé surtout dans la sous préfecture de Diébougou (canton de Dano, Guéguéré) ; dans celle de Gaoua (canton de Tobo) et dans celle de Batié sud (canton de Dankana, Legmoin et Zilateon). Les Lobr occupent notamment Dissin, Zambo, Mariatag dans la sous préfecture de Diébougou et Boukero et dans celle de Gaoua

paysage du sud Ouest du burkina
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A la découverte de la Culture dagara est un blog créé et animé par Astride Dabiré une jeune femme ressortissante de la province du ioba .Ce blog ce veut un moyen de pérennisation de la culture dagara à travers des publication périodique sur la vie de l'ethnie

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