La dot en pays dagara est le symbole du mariage. Elle conclut l’union entre la femme et l’homme dans la société dagara. Elle va au-delà des deux personnes (le couple) et unit deux familles. Dans le souci d’harmoniser les unions entre la femme et l’homme, la dot a été instituée par le peuple dagara. Selon l’abbé Jean Marie Kusielè Dabiré, docteur en théologie au Centre diocésain de formation (CDFA) de Diébougou, elle se fait en 3 phases. La première est la plus symbolique et les composantes du don sont 350 ou 360 cauris, selon la zone, une pintade et une poule. La seconde phase varie d’une femme à une autre et est fonction du nombre de cauris qui avait été utilisé pour doter la mère.

Ce nombre peut être de 1 200 à 3 000 cauris, selon toujours l’abbé Dabiré. La troisième phase est constituée d’autres prestations comme l’exécution de travaux agricoles dans la famille des beaux-parents du futur marié. A cela, il faut ajouter une paire de bœufs (un taurillon et une génisse). Cette tradition instaurée par les ancêtres a pour rôle d’harmoniser et de sacraliser l’union entre l’homme et la femme en pays dagara. Dans cette contrée, payer la dot est synonyme d’être un homme responsable et respectueux des valeurs traditionnelles, fait savoir l’abbé Jean Marie Dabiré. En outre, la dote garantit la sacralité du mariage et permet aux couples de jouir de leurs droits dans la société.